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Archive for April, 2009

dimanche.

Dimanche, au marché près de Montparnasse, les grand-mères appellent leur petit-fils du prénom de leur fils.  Je passe trois heures au marché en regardant les gens habillés chic car ils  reviennent de l’église.  Ils cherchent les couleurs vivantes de fruits et tous les petits garçons préfèrent les mangues.  Les grand-mères sont d’accords qu’il est difficile de forcer les enfants à manger des fruits.  Je vois un jeune homme de quinze ans qui porte la casquette de son père, en train de regarder les fromages avec sa petite sœur.  Au final, c’est elle qui choisira lequel on apportera à la maison.  Moi, je trempe un morceau du pain libanais dans une barquette d’houmous qui était fait à la maison par l’homme qui vend les olives.

Je marche jusqu’au Jardin du Luxembourg.  J’entre par la fontaine des chevaux avec les visages qui ont peur ; peur de quoi ?  Je ne sais pas.  Les étudiants s’asseyent dans un cercle.  Ils parlent des élections américaines et du vrai esprit du XXIème siècle.  L’étudiant qui porte le skinny-jean et les bottes en cuir italien lève sa bouteille de bière au XXIème siècle.  Cette scène me parle d’Union Square à New York.  Je suis nostalgique.  Mais ce n’est pas New York qui me donne le mal du pays, c’est l’idée de New York.  En réalité, dimanche à New York est comme tous les autres jours.  On bouge.  On travaille.  On ne reste pas.  On ne se repose pas.  On continue, faire mousser, rincer et répéter.  Mais ce n’est pas comme cela maintenant dans les jardins.  Il y a une intemporalité qui engloutit.   Les amants font une sieste sur des chaises qui s’inclinent.  Ils se tiennent par la main, les yeux fermés.  Les disputes d’hier soir sont oubliées, faire mousser, rincer et répéter.  Aux jardins, on pardonne.

Les touristes tournent leur appareil photo et elles font une photo d’elles-mêmes.  Elles regardent la photo.  Elles en font une deuxième.  Elles la regardent.  Ok.  Elles regardent toutes les autres photos sur l’appareil photo, sans rien voir.  Moi, je m’appuie contre la statute d’une femme nue.  Couvre-toi, je dis, scandale. 

Une femme qui porte un hijab me demande une petite pièce.  Je lui donne.  Donne-moi encore de l’argent, s’il te plaît, Guillaume, elle dit.  Tu ressembles à Guillaume.  Je quitte les jardins.  

Je monte à travers la rue.  Il y a un chien sur le trottoir qui tremble convulsivement, pelé, chenu avec quelques traces de violence passées.  Arrive un petit garçon.  Je crois qu’il a six ans, environ, peut-être.  Il se penche vers lui et lui parle.  Je ne crois pas que c’est son chien, ce n’est pas visiblement le sien, mais il se désole de le voir ainsi.  Il s’allonge sur lui et le frictionne, toujours en lui parlant.  Le chien se requinque un peu.  Il y a un autre gosse qui l’observe.  Il rit.  Le chien n’exprime rien, ni réticence, ni joie.  Finalement, le chien lève sa patte vers le petit garçon de six ans.  Ça va meiux. 

Je continue vers chez moi.  Une petite fille m’arrête sur le trottoir.  Elle me demande si je sais la date de l’Amérique.  Je crois que j’ai mal compris. 

-Comment ?

-La date où Christophe Colomb a découvert l’Amérique.

-Quatorze cent quatre-vingt-douze.

-Comme ça s’écrit ?

-Un, quatre, neuf, deux.

-Merci monsieur.

Elle rejoint en trois bonds une grande porte.  Elle tapote un clavier et pousse la porte et disparaît.  1492, c’était son code.  Je suis rarement aussi heureux de connaître par cœur une date d’histoire.

Voici est mon image de Paris.  À Dimanche, quand les rues sont calmes et il y a une tristesse qui t’attend au but de la rue, une cigarette qui luit avec une lueur de tristesse.  Mais il y a une musique dans ces rue humides.  La tristesse n’est pas la douleur.  C’est simplement  la réalisation que la beauté est souvent juste à côté de souffrances et que les grands châteaux, l’Hotel de Ville, peuvent être plus d’un prison qu’un tent au bord de la Seine.  Il y a des touristes, des sans abris, des enfants qui crient au parc, des hommes religieux, des femmes qui demandent du feu, des musicians du métro, moi, qui est entre tous, trempant un morceaux de pain dans une barquette d’houmous, et un chien qui va dormir plus profondement ce soir avec l’aide d’un jeune homme ange de six ans. 

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Me: I always get urges to feed my bonsai tree green tea instead of water.

Ellen: Wouldn’t that be like, cannibalism?

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She asked me when the kids are most charming.  “When they have pasta,” I said.

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Coffee is the second most traded item in the world.  Oil is the first.  Not enough people are talking about caffeine alternatives.

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skipping stones. italy.

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In March of each year, as dear old St. Patrick has his day, as iron-on t-shirt graphics of shamrocks appear and bros take a half-day off work to start drinking in the early afternoon, the Chicago River is dyed a kelly green so brilliant that people without disposables or digitals take low resolution photos with their cell phone cameras.

Perhaps more brialliant, however, is the environmentally friendly vegetable dye that is used in lieu of the formally used oil-based dye that brought many of the river’s fish floating to the top, side up. Jean Baptiste Pointe du Sable would have been worried to see his river turn bright green and then for the next week, fade to a puke. Being the first European settler to call Chicago home, du Sable set up his abode at the mouth of the Chicago River, the joint between it and Lake Michigan. Considered by many to be the father of Chicago, du Sable and his Native American counterparts would be confused by the current elaborate system of locks used to reverse the flow of the river, directing it away, instead of toward, Lake Michigan. At the turn of the 20th century, industrial revolutionaries devised a way to reverse the flow of the then known-as “stinking river,” so that the massive amount of unchecked sewage and pollution would not flow directly into the city’s fresh water source.

The Chicago River, sewage packed and dyed green, now flows briskly into the Des Plaines River, into the Mississippi and finally, down to the Gulf of Mexico.

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baby photos.

i recently went back and read an online diary i kept circa 1999. It was honestly the worst thing i’ve ever read.  i’m not saying this to put myself down or anything of the sort.  it is honestly terrible.  i am generally an advocate of journal writing but now i am wondering if keeping a journal through your awkward stages is a good idea.

so i couldn’t bring myself to share any of it with you.  what i did find, however, is baby pictures!  So here is my lovely family in the late eighties.

For those of you who don’t know, I’m the blond on the right sportin’ the Oshkosh B’Gosh denim overals.

My friend Lauren says that I’m all floppy in this picture.

I like this photo because my brother would wear that outfit today and my sister looks exactly like this now.

This photo was not staged.  They actually do this.  All the time.

If and when I have kids, I totally think I’ll be the dad that takes 250 photos of his baby every day.

and I’ll make them wear bow-ties.

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I once dated a girl who compulsively counted stairs.  You couldn’t talk to her while going up or down, she was counting.  She hated the third floor of my four floor walk up apartment because it was the only flight with an uneven number of stairs.  What I want to know: WHAT ARE THEY HIDING IN THE EXTRA STAIR??!?!?!

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My brother confided in me that he would go gay for Justin Timberlake and or Matt Damon.  I am now posting it on the internet.  

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I tell people I have two favorite movies: Russian Ark, a 95 minute artsy russian romp through the Hermitage museum in St. Petersburg that takes place in one single shot and covers all of Russian history…  that, and Troy.

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